Suprême conseil des rites confédérés

Filiation directe : Robert AMBELAIN et Gérard KLOPPEL

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Robert AMBELAIN 

Éditions Robert LAFFONT - 1988

 « EXTRAIT DU LIVRE »

 Franc-Maçonneries d’Autrefois 

Cérémonies et Rituels des Rites de Misraïm et de Memphis

 « Pages 270-271-272 »

 DES SUCCESSIONS MAGISTRALES

Article 1er - Conformément aux Grandes Constitutions & Règlements Généraux, le Grand Maître Général en exercice désigne de son vivant son successeur. Cette nomination est soumise, pour approbation, aux seuls Grands-Maîtres nationaux, à l'exclusion de toute intervention hiérarchiquement inférieure. Si le successeur ainsi désigné recueille la majorité ces voix, sa nomination est entérinée.

Article 2. - À dater de cette approbation, le Successeur ainsi désigné porte le titre de Substitut Grand Maître Général, ce jusqu'au passage à l'Orient Éternel du Grand-Maître Général en exercice.

Article 3. - Conformément aux Grandes Constitutions & Règlements Généraux, le Grand Maître Général est désigné et nommé ad vitam. Sauf trahison des idéaux traditionnels du Rite et de l'Ordre Maçonnique, forfait à l'honneur maçonnique, condamnation de droit commun portant atteinte certaine à son honneur de citoyen, il est irrépréhensible et jouit des droits régaliens à l'intérieur Rite.

Article 4. - Conformément aux décisions des deux grands Convents d'Amérique du Sud et d'Europe ayant présidé réveil du Rite après l'Occupation nazie, le Grand Maître Général du Rite, qui est également Souverain Grand-Commandeur Général, est de nationalité française. À défaut, il doit appartenir à une nation francophone : Belgique, Suisse ou Luxembourg. Le siège du Rite demeurant, conformément aux décisions des deux Convents précités, et en principe, à Paris.

Article 5. - Le successeur du Grand Maître Général doit être âgé d'au moins quarante ans, et n'appartenir, à compter son acceptation de la charge de Substitut Grand-Maître, qu'à la seule Obédience de Memphis-Misraïm. Il doit avoir toute sa carrière été zélé pour Rite, tant par son assiduité et ses travaux, que par sa fidélité et sa discipline. Il doit être marié, ce afin d'éviter que archives magistrales dont il sera détenteur ne puissent, à sa mort, par le truchement de parents éloignés et profanes, ou de tiers anonymes, être détournées de leur retour, perdues, dispersées, ou détruites.

Article 6. - Le Grand-Maître Général, à moins de vivre de ses revenus personnels (rentes ou retraites), doit exercer une profession honorable, n'impliquant aucune humiliation dans le monde profane, aucune servilité intéressée et lucrative. Il doit honorer le Rite.

Article 7. - Le Substitut Grand-Maître Général n'exerce, du vivant du Grand-Maître Général en exercice, aucune autorité magistrale, sauf en cas d'incapacité de ce dernier. En cette circonstance, ses décisions sont soumises à l’approbation des Grands Officiers du Souverain Sanctuaire, à la majorité des deux tiers des voix.

Article 8. - Conformément aux Grandes Constitutions & Règlements Généraux, ainsi qu'à toute la tradition maçonnique, le Grand-Maître Général peut conférer la lumière à tout profane et conférer les second et troisième degrés symboliques. Il lui est recommandé de n'user de ce privilège qu'avec une extrême prudence, et en cas de circonstances exceptionnelles. En règle générale, il n'en doit user qu'au sein de la Loge Magistrale, composée du Grand Maître de quatre Grands Officiers.

Article 9. - Le Grand-Maître Général peut conférer de même tous les hauts grades du rite à tout Maçon méritant cet honneur, dans les mêmes règles et circonstance que prévues à l'article 8.

Article 10. - En application du privilège inverse le Grand-Maître Général peut suspendre de ses fonctions ou radier tout Maçon, Officier. Grand-Officier, ayant, délibérément et consciemment violé les Traditions de l'Ordre Maçonnique, les Usages de la Franc-Maçonnerie Universelle, les Grandes Constitutions & Règlements Généraux, et les Serments divers prêtés par lui.

Article 11. - Les règles ci-dessus, relatives au Grand Maître Général, s'appliquent, toutes choses égales, aux Grands Maîtres nationaux, lesquels, désignés ad vitam, désignent de même leur successeur de leur vivant, en tant que Substitut Grand National.

Article 12. - Dans le cadre de circonstances exceptionnelles, lorsque la convocation d'un Convent International s'avère impossible le Grand-Maître Général du Rite peut décider celle du Conseil Suprême du Rite. Ce dernier se compose des Grands Maîtres nationaux, ou de leurs Substituts, habilités et potentialisés. Ce Conseil Suprême du Rite est présidé par le Grand-Maître Général. En cas d'équilibre de voix, celle de ce dernier est prépondérante. La convocation dudit Conseil Suprême peut avoir lieu secrètement, en tout lieu ou la sécurité des participants l'exige, si les circonstances le justifient. Eu égard aux circonstances, ses décisions sont sans appel.

Article 13. - Le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm ayant été déclaré selon la Loi de 1901 sur les Associations, le Grand-Maître Général est également propriétaire des deux Rites composant l'Obédience, tout comme, jusqu'à une date encore récente, le Grand-Commandeur du Rite Écossais Ancien Accepté l'était de celui-ci.

Article 14. - La transmission de ce titre de propriété s'effectue en faveur de son Successeur par la remise du dossier préfectoral attestant la déclaration selon la Loi de 1901, et lors de la passation des pouvoirs magistraux.

Article 15.  - Il appartient donc au Grand Maître Général du Rite de poursuivre en justice toute tentative d'usurpation de ces deux dénominations : Memphis, Misraïm.

Article 16. - Le Grand-Maître Général du Rite est également Président du Suprême Conseil des Rites Confédérés pour la France : Rites de Cerneau, Royal d'Écosse, Rite Écossais Primitif, en vertu des Patentes jadis conférées au Grand Maître Jean Bricaud par le Suprême Conseil des Rites Confédérés pour les États-Unis.

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